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"La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir".
Pierre Gravel in A perte de temps

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Jeudi 7 septembre 2006

Me voilà de retour ! Fini Paris et la Grande Epicerie, Bonjour Barcelone et son requeson (bon là j'avoue, c'est pour la rime, le requeson c'est une sorte de brousse ou ricotta espagnole).
Autant prévenir tout de suite, ma seule excursion gastronomique fut d'aller musarder à la Grande Epicerie de Bon Marché d'où je n'ai pas pu ramener tout ce dont j'avais envie vu que le taux de remplissage optimal du sac de voyage était déjà atteint...

Allez savoir si ce sont les 30º degrés qui trainent dans l'azur mais l'homme chéri et moi-même avions envie de choses fraiches et croquantes. J'ai donc vite fait couru au marché pour acheter de quoi faire cette salade croquante simplissime.

Pour deux, j'ai épluché et coupé :
- 4 tomates
- 2 petits concombres
- 1 poivron jaune
- 2 belles carottes (bio cette fois-ci)
Peler les tomates (facile, de l'eau bouillante, une incision en croix, quelques minutes et zou, plus de peau !) car ça change vraiment tout, éplucher les concombres en laissant quelques lignes de peau verte, égrainer le poivron et éplucher les carottes. Là, armez-vous d'un bon couteau et de patience car il va falloir découper tout cela en petits dés, à moins d'avoir un alligator ou autre caïman, n'est-ce-pas Mamina ?

Une fois tout cela bien découpé, on met dans un saladier et on arrose juste d'un filet d'huile d'olive et d'un jus de citron. Et là je dégaine et j'étrenne ma trouvaille parisienne : les salières avec plein de trucs dedans...
 La preuve en image ! J'ai donc mouliné au-dessus du saladier le "Oh!Zone" composé de : cristaux de sel de mer, fenouil, gingembre, zestes de citron, coriandre, graines d'anis, cardamone, menthe, céleri. Oh!Saveurs... Ça a donné à cette croquante salade un tonus supplémentaire sans toutefois en masquer la fraîcheur simple. Si vous n'avez pas cette salière magique, émincez de l'ail frais et un petit oignon rouge et rajoutez au cubes colorés !

On peut aussi présenter cette croquanterie en verrines (je préconise l'usage de verres larges et bas), en monticules, en tour d'assiettes comme accompagnement.. bref mieux que ce que j'ai fait ici même !

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Dimanche 27 août 2006

Petite adaptation du panier feuilleté vite fait, cette fois-ci en tarte car la maison s'était remplie d'amis, pour mon plus grand bonheur. Après avoir tergiversé pendant une heure : qu'est-ce qu'on fait ? On sort ? On sort pas ? Question ô combien simple à résoudre quand on n'a pas passé la nuit à boire de chupitos de rhum vieux (à ce moment-là, j'aurai bien déguster aussi le Rhum à ranger de Melle Gudule) en refaisant des bouts de monde (parce que le monde entier là ça va faire trop...).

Bref, y'a pas à tortiller du cul pour marcher droit disait l'ancêtre, finalement nous sommes restés à la maison après que j'eusse extrait du frigo les éléments suivants :
- Une pâte feuilletée
- Tapenade noire
- Tapenade rouge
- Ricotta
- Chêvre frais en buchette
- Billes de mozzarella
- 4 fines tranches de poitrine fumée
- 5 pimientos del padron

- Romarin à foison

Vous comprenez désormais pourquoi ce feuilleté a du mal à se situer géographiquement : Sud, Italie, Berry, et remontée au ch'Nord ! Un peu une pissaldière qui se serait prise pour une pizza qui se serait prise pour une flammenküche qui se serait prise pour une quiche... Bref !
Après avoir tartiné la pâte feuilleté de tapenade noire puis de tapenade rouge (aaaah ces jolies spirales colorées... ressers moi donc un verre !), on étale une fine couche de riccotta. Puis on découpe le chêvre en tranches fines qu'on répartit sur la surface. Ensuite, on coupe les tranches de poitrine fumée en morceaux assez larges, on les installe gentiment, on fait rouler les billes de mozzarella et on parsème de romarin. Pour finir, on dispose les pimientos del padron (petits piments ou poivrons dont je vous reparlerais plus tard) aux 4 coins de la tarte, comme les 4 points cardinaux, et le dernier au milieu, histoire de la reboussoler un peu avant cuisson !

Après la cuisson, voilà ce que ça donne :
 Avec les chutes de la pâte, j'avais rajouté des croustilles...Avec ça, on s'était fait une simple salade de roquette. Incertain géographiquement, ce feuilleté l'était assurément, mais c'est certains d'eux que mes amis m'ont assuré qu'il était délicieux...

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Mercredi 23 août 2006

Attention, attention ! Boqueria versus Jardins de l'Ain ! A ma gauche La Boqueria, The marché barcelonais, assailli chaque jour par touristes et résidents (je vous ferais un jour un billet sur la Boqueria, endroit fabuleux dont il faut savoir éviter les pièges) et à ma droite, un jardin de l'Ain. A ma gauche, les reines-claudes choisies par moi-même ou plutôt par l'auguste vendeuse et à ma droite, les reines-claudes  gracieusement ramenées par un ami... Bon ben du coup, ça fait beaucoup de prunes dans la cuisine !

Allons-y donc pour une tarte aux prunes. Pas vraiment vraiment original je le concède mais moi j'aime, et quand on aime, on compte pas le nombre de tartes aux prunes déjà présentes sur les blogs comme la petite merveille de Flagrants Délices.

On fait une pâte sucrée, la même que celle de la Tarte aux MiChoKos, qu'on fait cuire à blanc pendant 5 à 10 minutes, juste histoire de la raidir un poil. Et c'est là qu'on sort le pot du truc qu'on vient de découvrir et dont on ne peut plus se passer : Almendrina ou l'amande est mon amie... Imaginez seulement une sorte de pâte d'amandes crémeuse. Celui ou celle qui n'a jamais prié secrètement pour avoir dans son assiette la rose en pâte d'amandes du rituel fraisier  d'anniversaire (beurk) pourra difficilement comprendre l'addiction développée pour ce produit 100% naturel et 400% calorique...

On étale donc une fine couche d'Almendrina sur le fond de tarte et on dispose ensuite harmonieusement les reines-claudes denoyautées côté bombé vers les haut. En plus d'être délicieuse, l'Almendrina permet aux prunes de se tenir fières et droites. On sucre légèrement et on met au four pendant une vingtaine de minutes.

Et voilà le résultat !
Les reines-claudes de l'Ain, plus génereuses dans leur rondeur, ont servi pour l'extérieur de la tarte et celles de la Boqueria plus petites et plus foncées pour l'intérieur. Résultat du match : égalité de saveur et d'acidulé, équilibré par la douceur sucrée de la crème d'amandes. Je vais d'ailleurs m'en refaire une part illico presto !


par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Lundi 14 août 2006

Attention aux âmes sensibles... Cette recette est d'une simplicité déconcertante ! A ne surtout pas entreprendre si vous avez envie de vous affairer des heures en cuisine...

Peut-être vous souvenez-vous des saltimbocca d'avant-hier et de leur romarin ? Ce romarin dont je ne saurais me passer et qui embaume l'été, si furtif soit-il cette année. Du romarin, il m'en restait pas mal justement ! Et pour continuer à croire en l'été, j'avais z'envie de poulet grillé (pas au BBQ... en ville, voyons !). Donc, la chose la plus longue à faire pour cette recette, c'est de laisser ramollir du beurre avec plein de romarin dedans et des éclats d'olives noires. Trop dur non ? Mais pourquoi du beurre ! Avec le romarin et les olives, l'huile d'olive semble pourtant le meilleur choix... Allez savoir, dans ma tête de dimanche, le beurre accrocherait mieux les saveurs à la peau du poulet, et il la grillerait mieux.

Donc, une fois le beurre bien ramolli, on le travaille en pommade. On installe ces cuisses de poulet sur la grille du four et vas-y que je te tartine de beurre en long, en large et en travers...
Là où ça demande un peu d'attention, c'est pendant la cuisson. On récupère le gras qui tombe dans la lèche frite et on le redépose sur les cuisses de poulet. Un sourire point quand l'homme chéri lève la tête de son écran et s'exclame "mais ça commence à sentir drôlement bon dis-moi". On soupire d'aise et on passe au grill pile et face.

Et avec ça, qu'est-ce qu'on sert ? Ben voyons... des pâtes al dente !
De ce beurre manié au romarin et olives, on en aura gardé l'équivalent de 2 cuillères à soupe. Une fois les "fusilli" egouttés, on les verse sur le beurre brûlant, on rajoute encore quelques éclats d'olives noires  et on parsème du parmesan râpé à l'instant. L'odeur alléchante qui se répandait dans toute la maison n'était point traitresse. C'est juste délicieux. Moelleux et grillé à la fois avec les saveurs du romarin et de l'olive bien présentes mais atténuées juste ce qu'il faut par la tendresse du beurre.
Y'a des dimanches comme ça où la simplicité touche au bonheur...

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Vendredi 11 août 2006

Après la merveilleuse soupe glacée de melon aux agrumes de Fabienne, et les déclinaisons non moins alléchantes qui s'épanouissent sur les blogs, je me suis dit "ben pourquoi pas moi ?".
Mais n'ayant pas sous la main de melon de Cavaillon ou autre melon à la chair orangée et à la pulpe ferme et juteuse - arrêtez-moi je m'égare - je décidais de me tourner vers d'autres rondeurs fraîches z'et colorées,j'ai nommé la pastèque.

Pour pulser le goût de cette pastèque, il me restait deux pêches blanches. A Barcelone, les pêches blanches sont très rares, malheureusement car je suis une adepte de leur saveur et chair délicates... Mais, miracle de l'exportation et curiosité d'un producteur allez savoir, j'en trouvai chez le primeur. Petite anecdote : la variété de ces pêches blanches se nomme "Gabatxo" en catalan (le x se prononce ch). Or "Gabatcho" n'est ni plus ni moins qu'une appelation péjorative des français !

Le reste, vous connaissez par coeur...
On épluche, on tronçonne, on sucre si on veut, on rajoute le jus d'un citron (vert dans mon cas) et zou Monsieur Mixer. C'est décidemment la star de l'été Monsieur Mixer, entre les Gazpachos multiples, les veloutés et les soupes glacées, on peut pas dire qu'il prenne des vacances !
Ensuite on passe au chinois histoire de retenir les graines... et on met au frigo, si, si... pour être en accord avec le "glacé" du titre. Sinon, ça nous donne soupe tiedasse de pastèque et là, ça fait moins envie forcément !

Pour les plus gourmands (qui a dit moi ?), on peut rajouter un nuââââge de chantilly... Ça tombe comme Mars en Câreme dites moi (ah la saveur des expressions d'autrefois !), il m'en restait de la recette des crêpes à la framboise et à la chantilly Lemon Curdée. J'ai pas pu résister... pis c'est histoire de marier deux textures on va dire... Après tout ça, je vois la vie en rose !

              

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Jeudi 10 août 2006

Quand l'Italie vient à la rencontre de l'Espagne...

Avant de vous livrer cette recette, je me dois de rendre un hommage à celle qui me l'a offerte cette recette... Ma maman !  Etant baignée depuis l'enfance dans les odeurs de tartes aux pommes, gratins de courgettes, frichtis maison qu'elle accommodait à renfort de lardons, oignons et vin blanc et qu'elle faisait en un tour de main, il y avait de fortes chances que le virus me prenne... Qui plus est, j'appartiens à une famille où la table a grande importance et suscite parfois des angoisses telles que : qu'est-ce qu'on va manger à Noël ? Question certes intéressante mais qu'on pose chez nous dès la mi-août histoire de faire monter le suspens crescendo durant quelques mois ! Maman, bénie sois-tu par les Dieux de la Table pour ta cuisine simple, généreuse, élaborée parfois mais sans jamais être chichiteuse.

Mais revenons à nos tomates... Il faut tout d'abord du gazpacho, bien entendu: je vois des merveilleuses recettes fleurir tous les jours... je vous fais part de la mienne apprise ici en Espagne, ensuite chacun ajoutera ou enlèvera selon son goût ! Il faut donc pour 4 personnes environ, un kilo de belles tomates bien mures, un poivron que je préfère rouge mais la tradition dit vert, 1 concombre, 1 oignon, 1 gousse d'ail, 100g de mie de pain rassis, 1 petite tasse d'huile d'olive et un filet de vinaigre de xeres. Ensuite, c'est Monsieur Mixer qui prend le relais... On aura bien entendu pelé les tomates, enlevé le germe de l'ail et epépiné le concombre. La mie de pain, on peut la faire détremper dans de l'eau ou bien on l'ajoute tout tranquille au fur et à mesure pour que Monsieur Mixer ne s'empierge pas dans ses couteaux ! On réserve au frais.

On passe maintenant à la crème au parmesan...
Ô simplissime ! Dans une casserole, on verse deux petites bouteilles de crème liquide (mois j'ai pris la version légère...). On prend un beau morceau de parmesan, de celui qu'on garde toujours pour divertir une salade de roquette un peu trop sage ou magnifier une simple assiette de pasta, et on râpe, râpe, râpe. On jette en pluie dans la crème, on laisse bouillir, on fouette, en 3 minutes, ça prend : quand le mélange est assez épais, on sort du feu. On verse dans de jolies coupes ou verres et on stocke au frais 3 à 4 heures minimum. Au moment de servir, on recouvre la crème de gazpacho, on décore d'une feuille de basilic et de deux gressins asymétriques.
J'ai servi ce Gazpacho accompagné de longs morceaux de ciabatta grillée frottés à la tomate recouverts de "Jamon de Bellota" mais on peut le remplacer par du Jambon de Parme si on se sent l'âme plus italienne qu'espagnole...

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Mercredi 9 août 2006

Après l'attaque stomachale en règle subie ce jour dernier et dont je vous ai fait bien impudiquement part... me voilà de retour à la cuisine. Magnifique orage enfin hier après midi sur Barcelone, tant attendu. La ville revit, le ciel se pare de teintes douces et delavées. Flemme de sortir sous la pluie battante pour faire quelques courses, j'ai préféré rester à l'abri, les fenêtres grandes ouvertes pour profiter du crépitement des gouttes énormes ravaudant la tomette du balcon  et pour sentir la fraîcheur monter de la ville entière. Quelle douce délivrance !

Enfin, tout ça pour dire que j'ai cuisiné avec Mr Congelo... J'aime beaucoup en Espagne les plats mélangeant la viande et les fruits de mer qui, bien mariés, se complètent très bien (n'est-ce-pas là le but d'un mariage réussi ?). J'ai donc fait des brochettes alliant poulet et crevettes. C'est tout simple !
Tout d'abord, découper un blanc de poulet en morceaux aussi carrés que possible. Préparer une marinade avec de la bonne huile d'olive, le jus d'un citron, sel, poivre et thym. Faire mariner le poulet et des crevettes crues.
 Au bout d'une demie-heure environ, se saisir des brochettes et enfiler une tomate cerise, crevette, poulet, etc. Pour rajouter une saveur, j'ai enveloppé un morceau de poulet sur deux d'une fine tranche de lard fumé. Le problème, c'est que mes crevettes étaient trop petites... C'est bien plus joli avec des grosses gambas et on peut alors alterner une gambas, un morceau de poulet... et non pas 4 crevettes tassouillées (toutes "quichées" dirait mon amie Elodie de Montpellier) pour un morceau de poulet.

Pour la timbale de riz, j'ai utilisé le reste de mon blanc manger du billet d'hier auquel j'ai rajouté un peu de pesto genovese, vendu par le petit italien du coin et qui est excellent. Mais pour le pesto, je laisse chacun avec sa recette et ses préfèrences parce qu'il y a autant de manières de le préparer que de l'apprécier...
Une fois le riz chaud mélangé au pesto froid, se saisir de son moule favori, remplir, tasser et renverser sur l'assiette ! Mon petit moule favori pour  faire les timbales est un verre conique sur pied, une sorte de mini coupe à glace... Je pense que ça devait être un verre à porto dans son ancienne vie.
Malgré les crevettes "quichées", le chéri a decrété que c'était très bon et que le mélange poulet / crevettes fonctionnait bien...  Quant à moi, j'ai tout mangé et mon estomac s'est tu... de contentement !!

 

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Samedi 5 août 2006

Je surprenais hier Monsieur Mon Chéri dans une étrange litanie :  "des moules au barbecue, des moules au barbecue" répétait-il l'oeil et la pensée fixes ! Les moules je voulais bien mais  le barbecue non ! Disons que même si nous jouissons d'un balcon, l'idée d'empuantir mes voisins ne m'affole guère.

Je cherchais donc comment contenter cet homme magnifique quand s'imposait à moi l'image suivante : dans le congélateur gisait un sac empli des moules d'Espagne (forcément !) déjà ouvertes et cuites, dans leur coquille. Oui je sais, rien ne remplacera la moule qu'on lave, gratte et cuit soi-même tout ça tout ça... Mais bon, en faisant mes courses à La Sirena (l'équivalent en beaucoup de moins bien de notre Monsieur Picard), j'avais vu ça au rayons fruits de mer / crustacés au détail... Pour moi, ça frisait l'exotisme et j'en avais donc achété !

Revenons donc à nos moules...
Après avoir fait décongelé tout doux ces énormes mollusques (quand je pense aux adorables p'tites moules de ma Normandie), c'est simplissime. Laisser se ramollir 125 gr de beurre en y mêlant un hachis d'ail et de persil. Pendant ce temps-là, boire un verre de vin blanc en devisant tranquillement avec le chéri. Une fois le beurre prêt, le travailler en pommade avec une fourchette pour y mêler intimement l'ail et le persil. Le beurre doit être vert vert vert. Remplir les coquilles de cette pommade et disposer les moules sur une grande plaque. Faire préchauffer le four pendant 10 mn puis passer en position grill. Mettre la plaque une dizaine de minutes... Déguster (attention c'est très chaud) et contempler le sourire ravi de l'homme...

A accompagner d'un bon vin blanc. Je vous conseille - normalement il se trouve aussi en France - le Viña Esmeralda des caves Torres, un vin blanc floral comme j'en ai rarement goûté !

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Dimanche 23 juillet 2006

Quel est donc ce mignon et cette mousseline aux épices ? Rien de bien grandiose en fait... Disons qu'il fait partie de la catégorie "renovons nos classiques" et que c'est une version de notre bon vieux "roti de porc mayo" un peu trop fadouille à mon goût ! 

Evidemment, cuisiner un rôti par ces chaleurs qui nous assaillent tient limite de l'inconscient...  Mais mon congélo a givré ses résistances (par 39ºC, faut le comprendre, il lutte contre l'inconnu) et je me suis retrouvé avec deux jolis filets mignons de porc à cuisiner...

J'ai donc fait mariné ces filets quelques heures dans de l'huile d'olive + 1 dose de safran + curcuma + curry + noix de muscade, en piquant leur chair pour qu'ils s'impregnent bien de la marinade. Ensuite, il faut réserver une part de la marinade pour faire la sauce. Faire dorer les filets dans une cocotte dans un peu d'huile de la marinade aux épices. Une fois bien dorés, déglacer avec un verre de vin blanc + 1 verre d'eau.
Fermer le couvercle de la cocotte, ouvrir la fenêtre de la cuisine, fermer la porte et aller s'isoler le plus loin possible de cette source de chaleur. Y retourner quand même au bout de 20 minutes pour s'assurer que ça n'attache pas. Continuer la cuisson 10 minutes pour que le tout soit cuit sans être sec (l'avantage de la cuisson en cocotte c'est d'éviter le dessèchement des viandes blanches). Réserver au froid.

Pour la mousseline : 100 ml d'huile de tournesol + 100 ml de la marinade aux épices, un oeuf entier, moutarde, sel... et hop, dans le verre haut fourni avec le pied mixeur... vitesse turbo... et voilà la sauce d'une belle couleur jaune.

Une fois le mignon bien refroidi, le découper en fines tranches accompagné de  sa mousseline et d'une salade de sucrines bien croquantes.

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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Mercredi 19 juillet 2006

Combien aujourd'hui ? 35 ou 38º C? Déjeuner semble impossible... Trop chaud ! Après un verre de Gazpacho - l'aliment souverain sous ces chaleurs - j'avais tout de même envie de finir par une touche sucrée mais fraîche ! Et puis il y avait cette bouteille de sirop de rose récemment achetée qui me parlait de saveur orientale.

J'ai testé cette recette trouvée sur le site des sirops Monin : alors, on presse deux pamplemousses roses. On verse le jus dans un grand saladier. Ensuite, on épluche à vif 3 pamplemousses roses qu'on découpe en quartiers en faisant la chasse aux membranes blanches. On veut du rose, que du rose ! Dans le saladier, on délaye 4 cuillères à soupe de sirop de rose avec le jus des pamplemousses et on ajoute les quartiers. On mélange, on ne rajoute pas de sucre parce que le sirop s'en est chargé et on stocke on frigo pendant une heure ou deux.

J'avoue, j'ai mangé cette salade à même le plat, me gorgeant de fraîcheur suave... Mais on peut également la servir en verrine, en saupoudrant un hachis de pistaches decortiquées non salées.

par Manouche publié dans : Recettes d'été
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