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"La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir".
Pierre Gravel in A perte de temps

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Dimanche 8 juillet 2007

Clafoutis Clafoutas, ouvre la bouche et s'en lèche les doigts...
Petite comptine idiote contre délice simple et charnu.
Le clafoutis, c'est les cerises chipées au cerisier du voisin dont les branches ploient au dessus de la clôture... Le clafoutis, c'est la promesse d'un flan en meilleur, avec des fruits qui éclatent contre le palais... Le clafoutis, c'est une franche rigolade avec le p´tit frère chéri, en jouant à qui crachera les noyaux le plus loin... Bref, le clafoutis, c'est un classique et un incontournable !

Je n'ai même pas de recette particulière, de truc magique spécial à vous proposer... Si votre mère a une recette de clafoutis, utilisez-là, vous ne serez jamais déçu d'avoir un peu d'enfance en bouche...
Sinon, pour 6 mini clafoutis, j'ai utilisé la recette suivante:
- 30 cerises non denoyautées
- 50cl de lait entier
- 90g de farine
- 50g de poudre d'amandes
- 100g de sucre
- 6 oeufs
- 1 gousse de vanille
- 1 lampée de rhum

Beurrez 6 petits moules cannelés et allumez votre four (Th. 6 - 180º). Dans chaque moule, posez 5 cerises. Faites chauffer la moitié du lait avec la gousse fendue et grattée.  A l'aide d'un robot ou pied mixeur, mélangez à grande vitesse tous les ingrédients, en ajoutant le lait chaud (sans la gousse). Quand vous obtenuez une belle pâte lisse et sans grumeaux, versez dans les 6 moules. Mettre au four pour une 30 minutes environ.
Au démoulage, recouvrez d'un voile de sucre glace.

On s'imagine les déguster, avec quelques amis, assis sur de belles pierres plates, les pieds dans la fraîcheur d'un torrent...

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Dimanche 11 mars 2007

Sors de ce corps feignasse invertebrée !
Sors de ce corps vile apathie du week-end !
Sors de ce corps Ô grande mollesse !
Après plus d’un mois de ces imprécations musclées, l’exorcisme commence à faire effet… mais léger léger ! Serait-ce le pernicieux mélange d’un excès de boulot et de l’installation de la télé française (oui, je sais, 6 chaines, c’est piteux mais après 4 ans sans, je vous jure c’est exotique!!) ? En attendant de découvrir les raisons de cette maladie rare récemment découverte qu’est l”ABLOGIE”, voici un des premiers signes de rémission : la tarte fine banane-curry...

Il faut donc, pour 4 tartes fines, point trop petites:

  • 2 belles bananes
  • 1 rouleau de pâte feuilletée
  • Bon beurre salé
  • Curry

Couper les bananes en rondelles fines, les citronner légèrement. Avec un grand bol ou tout autre emporte-pièce pas pro du tout, découper 4 cercles de pâte. Sur ces 4 cercles, répartir harmonieusement les rondelles de banane puis une bonne noisette de beurre salé.

Mettre au four. Puis, dès que les tartes commencent à dorer, saupoudrer d'une pincée de curry et continuer la cuisson environ 10 minutes.

AVANT

APRES


Et hop ! Retour dans le canapé... Rendez-vous dès la prochaine amélioration de mon ABLOGGIE !

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Dimanche 26 novembre 2006

Attention, ne nous méprenons pas ! L’article défini « la » n’a rien de péjoratif. Disons qu’en plus de m’offrir un jeu de mots à pas cher, il me permet d’utiliser la syntaxe catalane... Ici, on appelle, interpelle les personnes en les préfixant sans vergogne : La Mercé, El Jordi, etc. Ce qui sonnerait définitivement campagne chez nous (as.tu vu le Marcel ?) sonne ici résolument urbain (has visto a la Marta ?).

J’ai donc reçu enfin cette semaine « Ma petite robe noire et autres Recettes » de Miss Trish. Je crois que c’est une chose de ma vie parisienne que je regrette : la librairie du coin de la rue, celle où je passais quand bon me semblait pour choisir au gré des humeurs un roman, un livre de cuisine... L’imprévu livresque n’est plus de mise, il me faut désormais commander et attendre patiemment !

En feuilletant les sublimes pages, je me suis arrêtée sur « Gâteau aux pistaches, chocolat blanc, poires et cranberries ». Divin hasard ! Cette semaine, m’éloignant de mes quartiers habituels de promenade, j’avais découvert une boutique tout en long qui recélait de produits qui je cherchais depuis des mois en vain. J’achetais illico des pistaches épluchées non salées et des cranberries séchées, en attendant d’y retourner avec un caddie à roulettes. Ça peut paraître idiot de ne pas trouver des pistaches natures mais je jure que c’est vrai ! On ne parle même pas des pâte de pistache et autres produits élaborés qui me font pleurer d’envie quand je lis vos recettes.

Je retranscris la recette que j’ai – une fois n’est pas coutume – suivie à la lettre :

- 150g de farine
- 150g de beurre bien ramolli
- 150g de sucre en poudre
- 1 c. A café de levure chimique
- 100g de chocolat blanc coupé en morceux (ou 100g en pépites si vous en trouvez)
- 50g de pistaches émondées
- 25 g de crandberries séchées
- 1 poire pelée et coupée en dés de 2 cm environ

Première étape : battre une minute environ la farine, le sucre, le beurre, la levure et les oeufs.

Deuxième étape : ajouter la poire, le chocolat, les pistaches et les crandberries.

Troisième étape : faire cuire 50 mn au four à 180ºC qu’on aura préalablement préchauffé.

J’ai fait cuire un peu plus longtemps et la prochaine fois je diminuerai un peu la quantité de beurre. Sinon, je suis toute fière parce que mon gâteau ressemble vraiment à celui de la Trish... sauf que sur sa photo à elle, tout n’est pas tombé dans le fond mais se repartit harmonieusement... Je le savais que j’aurais du fariner les pistaches et les crandberries !!!

 Allez, pour me consoler, je file m’acheter une p’tite robe noire, na !

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Dimanche 12 novembre 2006

Laissez-moi vous présenter, let me introduce you, son altessissime THE trifle, the sherry's one !!! Le tradi, le pur z'english, celui qui mêle le sponge cake, la jelly, les fruits, la custard et la crème chantilly... La cerise sur le trifle en somme !

Pour tout vous dire (enfin presque, gardons une once de pudeur anglaise, don't we), quand j'avais fait mon Trifle enrhumé bananes caramel, un anglais l'avait degusté et même s'il l'avait trouvé très bon indeed, il m'informait que ça n'était pas un vrai trifle puisqu'il manquait certains ingrédients. Oh My God !! How dare you ? Mais, ayant beaucoup souffert de la Guerre de Cent Ans, je ne mouftais pas et jurais intérieurement d'en refaire un aux normes z'anglaises. 

Nous y voilà donc :

J'ai commencé la veille pour bien respecter le temps de refrigérage de chaque couche...
Première étape : le sponge cake (génoise par exemple), imbibé dans du Sherry (moi j'ai mis de l'Ameretto parce que je veux bien être disciplinée mais quand même...) et qu'on recouvre ensuite de Jelly liquide pour qu'elle s'amalgame joyeusement avec le biscuit. Pouf, au frigo.
Quelques heures plus tard, quand la jelly est prise, on recouvre avec de griottes dénoyautées et bien égouttées. Pouf, au frigo.
Ensuite, étape custard... Et là dilemne : soit je fais ma crème moi-même, soit je cherche vraiment à obtenir ce p'tit goût chimique des patisseries anglaises... type Bird's Custard.

Petit apparté : les anglais et l'élement "poudre"...  comment ont-ils eu l'idée de faire la crème anglaise en poudre !!! Enfin de la crème française plutôt car chez nos amis british la crème anglaise est française, de la même façon qu'on file à la française et non à l'anglaise... Revenons à la poudre comestible... Lors de mon premier séjour britannique à Rugby, j'étais hebergée par un charmant couple âgé. Installée dans le salon, j'entends un glou glou glou chuinté et répétitif ! Je découvre une bonbonne marie-jeanne (nan, pas le truc qui se fume) avec un système d'alambic... Et là John m'explique qu'il fabrique du vin, grâce à une poudre qu'il distille ! Je ne m'en suis jamais remise...

Bref, la custard.. donc, j'ai opté pour la solution chimique en utilisant le truc du bouquin "recettes inavouables" : j'ai utilisé de la crème dessert vanille... consistance, goût, odeur... tout y était ! Et pouf, au frigo.
Le lendemain, nappage de chantilly (maison, siphon ou bombe, c'est vous qui voyez) et décoration...

Quel dommage que cet ami anglais ne fut point là pour le déguster, ce trifle chéri (gnark gnark gnark). J'ai pas bien maitrisé l'étape Jelly qui s'amalgame avec le sponge cake mais là je crois que c'est génétique (voir jellytique) : il faut être anglais pour réussir la Jelly ! Ceci dit, it was delicious !

Enfin, n'oublions pas que si Brian is in the Kitchen, c'est souvent pour y manger du Shery Trifle

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Samedi 4 novembre 2006

"Ben t'es passée où" ? questionnait La Sieste... Et Mitsuko demandait à son tour de faire signe... Comment dire ? Ces deux questions d'une simplicité confondante m'ont emplie de joie ! Alors, comme ça, deux de mes bloggeuses préférées s'inquiétaient de mon silence.... Cette présence qui passe du virtuel au bien réel, ç'est ça qui rend bien joli le quotidien. Bref, merci !!!
Un nouveau boulot avec de nouveaux horaires (à l'espagnole : 10h - 19h), le temps de retrouver le rythme et de se caler, une petite lassitude aussi... et une cuisine au debotté, sans rien de folichon, rien de vraiment présentable à mon sens pour les yeux des bloggeurs. Voilà pourquoi, je vous ai  délaissé un petit temps...

Puis, je me suis secouée, remise dans ma cuisine, et j'ai extirpé un sac de pommes que des amis m'avaient offertes de leur jardin. J'ai repensé à ma lointaine Normandie et j'ai eu subitement envie d'une tarte, comme celle de mon enfance, mais qui serait passée par l'Amérique du Sud...

On prend donc un bon kilo de pommes, on épluche et on coupe en gros dés. On met les morceaux dans un saladier, on sucre un petit peu et on arrose généreusement de bon rhum ambré. On rajoute un filet de citron et quelques pincées de cannelle. On mélange bien et on laisse mariner une petite heure...
On installe une pâte feuilletée dans un moule, on loge confortablement les pommes en les prélevant du saladier avec une cuillère de façon à laisser la marinade au fond. Une fois toutes les pommes sorties, on mélange à la marinade quelques cuillères de dulce de leche (ou confiture de lait) et on arrose la tarte. On ne rajoute pas de sucre... le dulce de leche s'en charge !!!

A déguster tiède... et si l'on est vraiment vicieux (comme moi j'avoue), on peut rajouter un p'tit filet de dulce... Dulce voulant dire douceur, c'est toujours bon à prendre un peu de douceur dans un monde de brutes !!!

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Dimanche 15 octobre 2006

Malgré ses problèmes d'eau, l'Espagne fait le pont. L'Espagne célèbre la "Virgen del Pilar" et le jour de "L'Hispanité" le 12 octobre, qui tombe un jeudi cette année alors bon le vendredi est-ce vraiment nécessaire d'aller travailler en plus c'est vendredi 13... malheur à ceux qui vont au bureau ! (moi j'ai du y aller mais tout va bien).

Mais qui c'est donc cette Vierge au Pilier qui est devenue la Sainte Patronne de l'Espagne ? Alors, en l'an 40 après JC, l'apôtre Paul pleurait de chaudes larmes au bord de l'Ebre, à cause de ses satanés ibères qui rechignaient à se convertir, Olé ! Et là, pendant qu'il abreuvait la terre fertile de ses pleurs dépités, PAF (apparement y'a une pub en France qui fait fureur avec cette onomatopée, qu'on m'explique, qu'on me renseigne, merci!), PAF disais-je, la Sainte Vierge lui apparaît sur une colonne de marbre et lui dit "arrête de chialer mon Paulo, tout ça va s'arranger, je te promets, je te jure, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, continues à prêcher et la foi ne viendra point à manquer". Et donc, l'Espagne devient et reste un pays fort catholique. Pour célèbrer cette apparition, une magnifique Basilique est bâtie à Saragosse.

Bon. Une vierge sur un pilier (pilar) de marbre. Je veux bien...Mais si moi, j'ai l'apparition de Jesus dans ma pâte à crêpes, je suis pas certaine que le Vatican avalisera le miracle... Enfin ! Toujours est-il que le pilier a des avantages : et hop un jour férié et des inconvénients : beaucoup d'espagnoles sont prénommées Pilar en honneur à la Sainte Patronne. Du coup, elles choisissent vite fait un surnom et on les comprend. Z'auriez envie de vous appeler "pilier" ou "colonne" vous ?

Pendant ce temps-là, je ne vais pas à la messe et je me délecte de panellets, charmante spécialité catalane, servie généralement au moment de la Toussaint. Ce sont des petits fours à l'amande dont voici la version la plus classique.

Il faut donc :
500 g de sucre en poudre
500g de poudre d'amandes
1 petite pomme de terre à chair blanche
Un zeste de citron

Plein de pignons
Un oeuf

L'important, c'est qu'il y ait la même quantité de sucre et de poudre d'amande. Faire cuire la pomme de terre, la peler, l'écraser et la mélanger avec la poudre d'amandes peu à peu puis avec une partie du sucre. Avec l'autre partie, faire un sirop avec le zeste de citron. Une fois le sirop fait, l'ajouter. Travailler cette masse pour la rendre homogène, former un cylindre, l'envelopper de film plastique et l'oublier au frigo une dizaine d'heures...
Ensuite, former des petites boules de la taille d'une balle de ping pong, les rouler dans un oeuf battu puis dans les pignons plusieurs fois pour que toute la surface soit bien recouverte. Dorer à l'oeuf et mettre sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (indispensable).
Les passer au four une petite dizaine de minutes jusqu'à ce que les pignons soient bien dorés.
Et à l'intérieur. ça donne ça :

Il existe d'autres versions au café, à la noix de coco, etc. Il suffit d'agrémenter la pâte de base de la saveur souhaitée. On les déguste généralement avec un verre de Moscatel... et moi je dis, ces Espagnols, ce sont pas les derniers à avoir des révélations !!

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Samedi 9 septembre 2006

Je présente d'ores et déjà toutes mes excuses à ceusses qui ont le courage d'être au régime et dont je ferais bien de suivre l'exemple... Le vrai nom de ce dessert est "Trifle je m'en fous la saison du maillot est terminée" !

Alors voilà, je suis tombée dans le livre des Trifles de Trish l'english aux mille délices et son banana toffee m'a fait le coup de l'oeil doux ! J'ai un peu dévié de la recette originale notamment en rajoutant du rhum (d'où le enrhumé du titre !), ce qui fait que le deuxième nom de ce trifle est "Trifle torche tête"...

Pour 6 trifles en verrines, il nous faut donc :
- 6 petites bananes
- un pot de dulce de leche
- biscuits spongieux
- crème fraîche liquide
- sirop de macadamia
- rhum vieux
- décoration au choix

On procède donc comme suit : tapisser le fond des verrines de biscuits (j'ai utilisé des melindros espagnols recouverts de chocolat sur une face), imbiber de rhum. Recouvrir de rondelles de banane et napper de dulce de leche (qu'on peut faire soi-même en faisant bouillir un pot de lait écrémé sucré pendant 3 heures). Remettre  un demi biscuit et l'imbiber à nouveau (hips !). Monter le crème en chantilly en y ajoutant le sirop de macadamia (merci Mister Monin et bravo Monsieur Siphon). Terminer par une couche de cette chantilly.

Pour la décoration, ajouter au centre un petit peu de dulce de leche qui va coller les groseilles ou autres perles de chocolat, amandes effilées... c'est vous qui voyez !


Pas pu résister au gros plan... Et à la question cruciale "mais est-ce que c'est bon ?", je ne saurais répondre pour l'instant... Vous avez l'avant-première ! Au moment où vous lisez ces lignes, nous serons certainement en train de les déguster avec les amis chez qui j'apporte ces "trifles to take away". Je vous tiens au courant après la dégustation...

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Lundi 21 août 2006

C'est ma première brioche party... et première fois que j'utilise la fonction pétrissage de Mister Robot MultiFonctions... Bon, c'est pas un Ken... ou un Kitch.... mais ça marche quand même !
Pour cette première brioche, je me suis basée sur la recette trouvée dans
Biscuits et Petits Gâteaux chez Marabout mais j'en ai réduit les proportions car je ne suis pas cantinière de la Légion !

Il faut donc :
- 350 g de farine à pain
- 1 cuill. à café de cannelle moulue
- 2 cuill. à soupe de levure sèche de boulanger
- 1 oeuf
- 1 yahourt à la grecque (125 ml)
- 60 ml de lait tiède
- 50g de miel +
- 30g de beurre froid coupé en dés
- 5 à 6 figues sèches

Avant toute chose, on fait mariner ces figues sèches comme
Mamina nous l'a appris... On met dans le robot la farine, la cannelle, la levure et 1/2 cuill. à café de sel. On mélange... Dans un autre récipient, on mélange l'oeuf battu, le yahourt, le lait tiède et le miel qu'on ajoute ensuite dans le robot. On pétrit 3 minutes à la vitesse la plus faible. Une fois la pâte homogène, on passe à vitesse moyenne et on ajoute le beurre et les figues coupées en dés. On pétrit une dizaine de minutes (ça mââârche, je vois une boule se former dans les récipent translucide de mon robot, qui a tendance à se carapater au bout du plan de travail).

Mettre ensuite la pâte dans un saladier huilé en la retournant plusieurs fois, couvrir d'un film plastoc et laisser monter 1 heure et demie. Transvaser la pâte sur ne surface farinée en la travaillant au poing (tu vas avouer oui !). Faire 3 boudins et former une tresse. Poser la brioche sur une plaque légèrement huilée, couvrir d'un linge humide et liasse reposer 30 minutes. Une fois de plus ça a du doubler de volume...

Dorer la brioche avec un oeuf et 2 cuill. à soupe de lait pendant qu'on préchauffe le four à 220ºC. Enfourner pendant 10 minutres puis baisser le four à 180ºC et laisser cuire encore 20 minutes. Faire refroidir sur une grille. La recette propose un glaçage au citron que j'ai zappé.

Alors cette première brioche ?
Premièrement, toute à ma joie de jouer à la pâtissière, j'ai mis 2 cuill. à café au lieu de à soupe de levure sèche... Donc, la mie de cette broche était un peu tassouillée, collée-serrée. L'autre suprise - mais agréable celle-ci - c'est la délicieuse odeur de figue qui s'échappe de la brioche. En effet, les figues sèches marinées ont été "atomisées" pendant le pétrissage  et ont transmis à toute la pâte leur délicieuse saveur. A refaire donc, mais la prochaine fois, je nettoie mes lunettes avant...

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Dimanche 13 août 2006

Petite dédicace avec cette recette à Tarzile dont le blog embaume la lavande et autres merveilles... Ces sablés tout simples à faire sont nés d'une envie d'accomoder une petite merveille découverte par hasard : une "tartinade de rose sauvage, lavande et framboises". C'est apparemment danois et c'est très délicat.

Je préfèrais une recette où on ne cuit pas la confiture par peur de dénaturer cette tartinade fleurie. Il faut donc : 130g de beurre demi-sel, 250g de farine, 100g de sucre, 1 oeuf. On peut évidemment remplacer le beurre demi-sel par du beurre doux si l'on préfère mais alors on rajoute une pincée de sel. On peut également aromatiser sa pâte. On mélange, sable, pétrit et on laisse reposer une heure au frigo... Je ressors donc ma pâte au bout d'une heure, je sélectionne deux verres qui feront office d'emporte-pièces pour faire des disques normaux + des disque évidés au centre afin, une fois cuit, de mettre la confiture sur les premiers et recouvrir avec les seconds.
Et c'est là que les choses se corsent... Ai-je mis trop de beurre (Ô Normandie, quand tu nous tiens !)... toujours est-il que impossible d'étaler ma pâte en fine couche... Elle se déchire l'infâme ! 

J'ai beau repétrir avec un petit peu de farine, rien à faire, elle est friab', elle est friab' et pis c'est tout !
Je me souviens alors d'une recette de sablés à la confiture pêchée dans  le livre "Biscuits et petits gâteaux" aux Editions Marabout... recette qui présentait le mérite de sablés plus épais mais qui devaient passer au four avec la confiture...
J'ai donc opté pour cette solution... un coup d'emporte pièce et avec le pouce, on creuse une p'tite dépression (comme celle qui sévit un peu partout en ce moment) au centre et  on y rajoute environ 1/4 de cuillère de confiture. 10 à 15 minutes au four, la confiture gonflotte et bullotte, on sort et on fait refroidir sur une grille.

 Ensuite, on saupoudre de sucre glace, et devant le résultat, on s'imagine être revenu quelques décennies en arrière... et on entame ce petit dialogue avec sa meilleure amie, qui comprenant que vous êtes en train de fondre un fusible, vous suit gaiement dans cette voie :
"- Très chère, vous viendrez bien prendre le thé ou le café ?
- Mais avec grand plaisir chère amie !
- Passez donc ce dimanche vers 17 heures, nous aurons de ces petits sablés à la confiture...
- C'est parfait, à dimanche donc !"

par Manouche publié dans : Gourmandises
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Dimanche 6 août 2006

Alors que nous nous promenions au rayon bricolage du Corte Inglès (imaginez un mélange des Galeries farfouillettes, du BHV et des Nouvelles Galeries provinciales de naguère), je tombais en arrêt, subjuguée...  Dans le rayon jouxtant les perceuses et autres scies sauteuses, ils avaient exposé toute une série de siphons chromés pour réaliser chantilly, mousses, j'en passe et des meilleures...
Telle une mule récalcitrante, je refusais d'avancer plus avant. J'étais submergée par le souvenir de ces amis tenant un resto italien qui possédait cet engin maléfique... Ah la chantilly  qui venait napper goulument le coupe glacée aux amarenas... Quand j'emergeais, j'avais déjà en main l'appareil et une boite de 10 capsules d'air comprimé ! Direction la caisse...

L'énorme avantage de cet appareil réside dans le fait qu'on peut aromatiser sa chantilly en y ajoutant un sirop. Etant raide frappadingue de la lemon curd, je me suis mise à imaginer une chantilly à la lemon curd... quand l'acidulé du citron vient percuter l'onctuosité de la crème... Et pour continuer dans le registre des alliances réussies, je me suis dit que quelques framboises fraîches ne nuiraient pas à l'affaire, y apporteraient une petite fraicheur et un croquant bienvenus...

Après la phase imaginative, nous voici donc la pratique ! On commence par faire les pancakes avec 250g de farine, 30g de sucre, 2 oeufs, 1 sachet de levure, 65g de beurre, 1 pincée de sel et 3dl de lait (recette trouvée chez marmiton.org). Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter de la fleur d'oranger... On mélange le tout et on laisse reposer minimum une heure au frigo...
Pendant ce temps-là, on étrenne le superbe siphon. On mélange deux c.à.s de lemon curd (je la prends toute faite chez Wilkin & Son, elle est délicieuse et naturelle... et puis rendons aux Anglais ce qui leur appartient !) avec un peu d'eau de manière à obtenir un sirop. On verse ce sirop dans la bouteille et on y ajoute de la crème fraîche liquide (quantité en fonction de la contenance du siphon).

Vient l'étape finale...
On fait cuire les pancakes à feu moyen (je les préfère point trop cuits), on les dispose sur une assiette... Puis on se saisit du siphon et délicatement, on nappe la crêpe en prévoyant qu'il faudra la refermer avant un petit pique en bois... Ensuite, on parsème de framboises fraîches et dans une cuillère à côté, sans rien dire, on goûte un peu de la chantilly... Alors là vient l'émotion, le goût s'approche de ce dont j'avais rêvé. Une fois l'émotion passée, la gourmandise reprend ses droits et me pousse (sans trop d'effort) à la dégustation !

par Manouche publié dans : Gourmandises
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