Citationnons...

"La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir".
Pierre Gravel in A perte de temps

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Vendredi 15 septembre 2006

"- Alors ? demanda Salvatore Piracci
- Je vais chercher des arancini, répondit Angelo. Installe-toi.
Les deux hommes s'étaient récemment découvert cette passion commune. Ils raffolaient de ces petites boulettes de riz rebondies et fondantes, pleines de mozzarella et de ragoût à la viande, qu'Angelo appelait des seins d'ange. Le matin même, il en avait  trouvé chez un nouveau marchand et il se faisait une joie de les faire goûter à son hôte."
Laurent Gaudé in Eldorado.

Comment résister ? D'abord, comment résister à Laurent Gaudé. Trois livres déjà qui m'empoignent et m'enchantent. Une écriture acérée, simple (oui, c'est une qualité), juste, rugueuse et infiniment poétique. L'écriture de Laurent Gaudé me dépouille l'âme pour la mettre à nu. Voilà, c'est dit.
Ensuite, comment résister aux "arancini" décrits ? Moi, je n'ai pas pu... Au milieu de la nuit, après avoir refermé le livre, je pensais à cette recette sicilienne et m'endormais en faisant la liste des courses ! Toutefois, j'ai délaissé le ragoût de viandes pour ne me consacrer qu'à la mozzarella...

Il faut d'abord faire un risotto. Moi j'ai choisi de faire un risotto au safran en suivant la recette parfaite de AnneE de Station gourmande.
Une fois le risotto fait et tiédi, il va falloir façonner les arancini... Tout d'abord, découper en morceaux pas trop gros une boule de mozzarella. Ensuite, mettre dans une main un peu de risotto, l'aplanir, déposer un morceau de mozzarella au centre, rajouter du risotto et former une boule. Et c'est pas forcément facile du premier coup mais on s'en sort. Par contre, je voulais faire des boulettes... et j'ai plutôt obtenu des boules voyez-vous ! Impossible de façonner petit...

Une fois toutes les boules façonnées, les rouler dans un oeuf battu puis dans de la chapelure. Vérifier que les boules sont bien enrobées de toute part. Les faire frire dans une poêle une dizaine de minutes environ.

Servir avec une simple salade de roquette aux pignons grillés... Quand on tranche l'arancino en deux, voilà ce que ça donne... le fromage s'écoule lentement...
Merci Mr Gaudé qui me nourrit l'âme et le corps désormais !! Mais vu la taille de ces arancini, au lieu de "seins d'ange", nous, nous les avons appelé "cougnettes de Jupiter" qui lui n'a pas besoin du
Wonderman (n'est-ce-pas Miss Confit c'est pas gras) !

par Manouche publié dans : D'ici et d'ailleurs
ajouter un commentaire commentaires (20)    créer un trackback recommander
Jeudi 17 août 2006

Bravo à Gracianne, Elvira et Brigitte qui, à elles trois - because  l'union fait la force - ont trouvé la réponse... Il s'agit d'une sucette à la pate de prune et tamarin sucrée, salée et pimentée, en provenance directe de Tijuana, Mexique !!

Quand on dépapillote cette chose, elle colle au plastique, c'est carrément un rapport de force qui s'installe, il faut tenir fermement la cuillère d'une main et tirer le plastique de l'autre mais pas l'arracher sinon tout vient avec et on se retouve avec une cuillère vide...

Ensuite, ensuite, on est surpris par la consistance, l'acidulé puis vient le feu du piment ! Je vous jure que ça surprend d'avoir en bouche quelque chose d'à la fois sucré, salé et pimenté. La surprise passée, j'ai trouvé ça délicieux même si mon estomac a protesté en faisant des blop blop intempestifs...

Bref, si jamais vous passez pour le Mexique, goûtez-en. Et n'hésitez pas non plus à goûter cette autre confiserie :

Les obleas con cajeta, soit de petits palets gaufrettés (on sent à peine la gaufrette) au dulce de leche (on le sent vraiment bien). Là pas de piment, mais du sucre, du sucre et encore du sucre. Azucar !!

par Manouche publié dans : D'ici et d'ailleurs
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Jeudi 17 août 2006

Ramenée de voyage par une amie, devinerez-vous quelle est cette gourmandise ou du moins de quoi se compose-t-elle, et de quel pays vient -elle ?

Non, non, ce ne sont pas mes doigts empapillotés après passage d'un couteau japonais lors d'une expérience makis (ah bravo, c'est de bon goût... Pardonnez-moi, je me sens d'humeur taquine !).

La même, vu de plus près, qui se sent bien seule maintenant que j'ai mangé sa copine ! Wizzz, j'ai les papilles qui twistent !
A vous de me dire...

par Manouche publié dans : D'ici et d'ailleurs
ajouter un commentaire commentaires (20)    créer un trackback recommander
Samedi 12 août 2006

Petite adaptation personnelle des Saltimbocca alla Romana... Disons que j'appelle ces saltimbocca-là (que de aaaaaa) alla Manouchka, non pas par egocentrisme effrené  mais pour éviter de faire sauter devant leurs écrans les puristes et les vrais amateurs de cuisine italienne...

Donc il nous faut :



soit des belles escalopes de veau, du jambon cru - de Parme ou d'ailleurs - de la mozzarella, du romarin et pour la sauce mascarpone et vin blanc. Ici, du "vino turbio" ou vin trouble, parfait pour cuisiner... A le boire en quantité, effectivement, tout devient trouble !

Première étape : prendre une escalope, la positionner sur une planche de bois, la recouvrir de film étirable ou de papier sulfurisé et se saisir du rouleau à patisserie... L'aplatir le plus finement possible.
Deuxième étape : recouvrir d'une tranche de jambon cru, de deux à trois rondelles de mozzarella et de romarin. Pourquoi le romarin me direz-vous en place et lieu de la sauge ? Déjà parce qu'au marché, la sauge était toute ratatinée et que le romarin était fièrement pimpant. Ensuite parce que j'adore le romarin (et à lire les réponses du questionnaire sur les odeurs, je ne suis pas la seule...) pour son odeur boisée et piquante, son côté un peu brut. Le romarin m'émoustille les sens,c'est  ainsi ! Reprenons...
Donc après avoir mis le romarin, quelques tous du moulin à poivre et  on se retrouve à peu près avec ça et "c'est beau, on dirait du veau" (vous souvenez-vous de cette vieille pub ?)



Troisième étape : on roule fermement (pas facile hein, faut tassouiller un peu mais pas trop) et on  ferme par un petit pique en bois.

Ensuite, un filet d'huile d'olive dans la poêle, on fait dorer  les roulottés gentiment, à feu moyen, que le veau est le temps de cuire. On déglace avec le vin blanc et on ajoute du mascarpone et on termine la cuisson. Evidemment, pendant ce temps-là, on aura préparé des pâtes histoire qu'elles profitent de la sauce.

Et là, vraiment désolée, mais les assiettes étaient chaudes, nous avions très faim, j'avais peur que la sauce refroidisse et se fige (ça aurait été vraiment dommage non ?) alors je n'ai pas fait de photo du résultat final ! Mais je fais confiance à votre imagination...

par Manouche publié dans : D'ici et d'ailleurs
ajouter un commentaire commentaires (13)    créer un trackback recommander

Recherche

Blog : Occulte sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus